L’impact des pratiques addictives au travail : le regard des salariés français.

L’impact des pratiques addictives au travail : le regard des salariés français.

A l’occasion de ses 5 ans le cabinet GAE Conseil a organisé, ce mardi 12 Novembre 2019, la 1ère édition des Rencontres de l’Addictologie. Un événement professionnel qui se veut devenir incontournable pour les entreprises sur la question de la prévention des pratiques addictives en milieux professionnels. À cette occasion, GAE Conseil a dévoilé les résultats d’une étude exclusive menée avec Elabe sur plus de 1000 salariés français sur le regard des actifs vis-à-vis des addictions au travail. Vous pouvez retrouver tous les résultats de l’étude en cliquant ici.

Quelques chiffres clés :

—> Prêt d’1 salarié sur 2 (44%) considère comme fréquentes les pratiques addictives au travail.
—> 70% sont démunis sur la manière d’aborder le sujet avec un collègue.
—> 34% seulement font appel aux services de prévention santé et sécurité
—> Parmi les 15-24 ans, 8 salariés sur 10 considèrent comme essentiel que les cadres bénéficient d’une formation spécialisée à l’addictologie.

« Au-delà des résultats que dévoile notre étude, la problématique des pratiques addictives dépasse très largement le milieu professionnel et reste un problème de société et de santé publique largement identifié par le gouvernement. Il est aujourd’hui essentiel d’envisager une double approche, en cohérence, entre d’un côté les enjeux de santé-publique purs, et de l’autre les enjeux de santé-sécurité spécifiques » – Alexis Peschard, Président & Fondateur de GAE Conseil

Exposition des salariés français aux pratiques addictives :

44% des salariés jugent les pratiques addictives comme étant fréquentes dans le cadre du travail. Un résultat que nous pouvons lier à celui de la pénibilité du travail, puisque 53% des salariés issus de CSP les plus précaires financièrement estiment les pratiques addictives fréquentes.

Suite aux réponses à cette même question, il apparait que l’âge influence la perception du niveau d’exposition : les salariés de moins de 50 ans considèrent généralement l’exposition plus important, et selon la MILDECA, les 18-35 ans seraient les plus gros consommateurs d’alcool, de tabac et de cannabis.

Un manque de communication évident sur le sujet :

Alors que le sujet est d’actualité quelle que soit la taille de l’entreprise, 77% des salariés d’entreprises de + de 1000 employés se considèrent en déficit d’information sur le sujet des addictions. Un chiffre qui tend à diminuer selon la taille de l’entreprise, puisque 73% des employés d’entreprises de + de 250 personnes donnent la même réponse, ainsi que 64% des salariés issus d’entreprises de plus de 10 salariés.
En globalité, seul 4% des salariés se sentent très bien informés au sujet de l’addiction.

Quels sont les acteurs majeurs de l’accompagnement pour les français ?

Les résultats de l’enquête sont ici très divergents, puisque 57% des salariés font appel à une personne externe à l’entreprise, notamment un proche, tandis que 52% préfèrent traiter le sujet en interne, avec la médecine du travail.

« L’objectif est de sensibiliser les salariés sur les facteurs qui influencent notre état de santé. En effet, au-delà de l’environnement, du système de soins et de la génétique, notre comportement influence notre santé à 50%. » William Dangeron, Consultant Prévention Grands Comptes.

La perception des salariés sur l’utilité de la prévention :

Suite à l’enquête, on sait maintenant que l’entretien individuel avec le salarié concerné et l’orientation vers le médecin du travail sont les deux mesures jugées les plus efficaces pour l’accompagnement d’un salarié en difficulté. Dans un spectre plus large, 75% des salariés jugent efficace la mise en place d’une politique globale de santé, sécurité et prévention des addiction, ainsi que 70% trouvent efficace l’intervention d’un Patient Expert.

Chez GAE Conseil, Ariane Pommery occupe ce rôle crucial d’accompagnement : « Le patient expert est un patient qui est sorti de la dépendance, qui a acquis grâce à une formation spécialisée et à un travail personne, une réflexivité et une distance lui permettant de s’ajuster à une personne souffrant d’addiction afin de l’aider à retrouver une bonne qualité de vie. »

Quel intérêt des français sur la e-santé en addictologie ?

En vogue lorsqu’on parle d’e-santé, les lignes d’écoutes spécialisées en addictologie semblent être aujourd’hui les moyens qui conviennent le plus aux salariés pour s’exprimer indirectement. Si 8 employés sur 10 sont favorables à une ligne d’écoute et de conseils spécialisés en addictologie, c’est surtout 74% des salariés français qui jugent utiles d’accéder en ligne à des autotests d’évaluation des comportements addictifs.

La plateforme multi-services GAE Phone Line® a été déployée en ce sens il y a quelques mois.

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